Bubble gum- Lolita Pille
Manon vit à Terminus, village paumé du sud de la France. Elle déteste sa vie, son job (elle est serveuse dans le bistrot de son père). Elle a vingt ans. Elle regarde trop la télévision, elle lit trop de magazines. Elle se trouve trop jolie pour rester enterrée là. Elle veut devenir célèbre. La voici bientôt à Paris, où elle survit comme serveuse dans un restaurant, en attendant mieux. Le mieux se manifeste sous les traits de Derek Delano. C'est l'archétype du jeune et bel héritier blasé. Volontairement, j'en ai fait une sorte de personnage de BD. Il vit au Ritz, achète tout le monde, joue du piano, couche avec des putes, s'ennuie. Il imagine un jeu plutôt pervers : façonner, voire briser le destin d'un être innocent.
Je déteste ces publicités qui se mettent en quatre pour nous donner envie d'acheter un produit à la con dont on n'a même pas besoin, qui te tutoient pour te vendre du Fanta citron, qui te tutoient si t'es un jeune, parce que les jeunes sont cools et arriérés et qu'il faut les tutoyer sinon ils ne comprennent pas ce qu'on leur dit, et la voix off de minette en chaleur des pubs pour le déodorant, le rouge à lèvres et les crèmes dépilatoires, parce que toutes les filles entre quinze et vingt ans sont de toute façon des minettes en chaleur, hystériques et obsédées par la tenue de leur déodorant et nageront dans la joie en apprenant qu'on fabrique maintenant des crèmes dépilatoires en spray qui font effet en trois minutes sans irritation, c'est-à-dire juste le temps que le jeune qu'elles ont ramené d'une quelconque 'teuf' se tape un Fanta citron et le début d'une queue pendant qu'elles se désherberont les jambes et la chatte au spray enfermées dans la salle de bain, et pourront donc passer immédiatement à l'action dès qu'elles en sortiront...
Elle avait l'air paumé d'une orpheline qui regarde passer les monospaces sur une aire d'autoroute, elle n'était pas mal, naturellement gracieuse, malgré son espèce de robe rouge scintillante à en faire mal aux yeux, que Michelle Pfeiffer aurait pu porter dans 'Scarface' sans que ça détonne, seulement voilà, 'Scarface', c'était en 83.
Manon vit à Terminus, village paumé du sud de la France. Elle déteste sa vie, son job (elle est serveuse dans le bistrot de son père). Elle a vingt ans. Elle regarde trop la télévision, elle lit trop de magazines. Elle se trouve trop jolie pour rester enterrée là. Elle veut devenir célèbre. La voici bientôt à Paris, où elle survit comme serveuse dans un restaurant, en attendant mieux. Le mieux se manifeste sous les traits de Derek Delano. C'est l'archétype du jeune et bel héritier blasé. Volontairement, j'en ai fait une sorte de personnage de BD. Il vit au Ritz, achète tout le monde, joue du piano, couche avec des putes, s'ennuie. Il imagine un jeu plutôt pervers : façonner, voire briser le destin d'un être innocent.
Je déteste ces publicités qui se mettent en quatre pour nous donner envie d'acheter un produit à la con dont on n'a même pas besoin, qui te tutoient pour te vendre du Fanta citron, qui te tutoient si t'es un jeune, parce que les jeunes sont cools et arriérés et qu'il faut les tutoyer sinon ils ne comprennent pas ce qu'on leur dit, et la voix off de minette en chaleur des pubs pour le déodorant, le rouge à lèvres et les crèmes dépilatoires, parce que toutes les filles entre quinze et vingt ans sont de toute façon des minettes en chaleur, hystériques et obsédées par la tenue de leur déodorant et nageront dans la joie en apprenant qu'on fabrique maintenant des crèmes dépilatoires en spray qui font effet en trois minutes sans irritation, c'est-à-dire juste le temps que le jeune qu'elles ont ramené d'une quelconque 'teuf' se tape un Fanta citron et le début d'une queue pendant qu'elles se désherberont les jambes et la chatte au spray enfermées dans la salle de bain, et pourront donc passer immédiatement à l'action dès qu'elles en sortiront...
Elle avait l'air paumé d'une orpheline qui regarde passer les monospaces sur une aire d'autoroute, elle n'était pas mal, naturellement gracieuse, malgré son espèce de robe rouge scintillante à en faire mal aux yeux, que Michelle Pfeiffer aurait pu porter dans 'Scarface' sans que ça détonne, seulement voilà, 'Scarface', c'était en 83.