[Parenthèse]

Envie folle de rentrer en Hypokhâgnes . Une montagne donc de plaisirs et d'ivresses , des livres par dizaines , des mots , des mots , du bonheur . Absolument pas le temps de lire des livres et des livres . A ts très bientôt , je ne tiendrais pas longtemps sans mots .

|Mes mots|

E
t puis , je l'aime .
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# Posté le jeudi 26 janvier 2006 15:48

.24.

.24.
Acide sulfurique - Amelie Nothomb

"Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle .

Aucune qualification n'était nécessaire pour être arrêté . Les rafles se produisanient n'importe où , on emportait tout le monde , sans dérogation possible . Etre humain était le critère unique .
Ce matin-là , Pannonique était partie se promener au Jardin des Plantes . Les organisateurs vinrent et passèrent le parc au peigne fin . La jeune fille se retrouva dans un camion . C'était avant la première émission : les gens ne savaient pas encore ce qui allait leur arriver . Ils s'indignaient . A la gare , on les entassa dans un wagon à bestiaux . Pannonique vit qu'on les filmait : plusieurs caméras les escortaient qui ne perdaient pas une miette de leur angoisse .
Elle comprit alors que leur révolte non seulement ne servirait à rien , mais serait télégénique . Elle resta donc de marbre pendant le long du voyage . Autour d'elle pleuraient des enfants , grondaient des adultes , suffoquaient des vieillard .
On les débarqua dans un camp semblable à ceux pas si anciens des déportations nazies , à une notoire exception près : des caméras de surveillance étaient installées partout ."

Le nouveau chef-d'oeuvre d'Amélie . Je n'ai pas été déçue .
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# Posté le jeudi 29 décembre 2005 03:24

Modifié le dimanche 23 juillet 2006 20:08

.23.

.23.
Gossip Girl - Tomes 1,2,3,4,5 .

-J'l'ai ! cria Nate Archibald en faisant tournoyer sa batte de lacrosse au-dessus de sa tête, en attrapant la balle et en l'envoyant habilement à Charlie Dern.
Ses joues toutes rouges étaient maculées de terre et ses boucles châtain doré, emmêlées par la transpiration et des bouts d'herbe de Central Park : il était encore plus sexy que le mannequin le plus sexy de tout le catalogue de fringues Abercrombie & Fitch. Il releva son T-shirt pour essuyer la sueur qui dégoulinait de ses yeux verts brillants et même les pigeons perchés sur les arbres alentour roucoulèrent de plaisir. Le groupe de benjamines de l'équipe de Seaton Arms, qui regardait le match sur la ligne de touche, gloussa bêtement d'excitation.
- Waouh ! Il a dû faire vachement de muscu en prison, souffla l'une.
- Il paraît que ses parents vont l'envoyer en Alaska après le bac pour travailler dans une fabrique de conserves de thon, ajouta son amie. Ils ont peur qu'il se remette à dealer si jamais il va à l'université.

*

Olivia hocha la tête, feignant d'être fascinée. Elle avait fait du ski toute sa vie mais elle aimait bien y aller cool, tranquille, et ne jamais se foutre la honte en se prenant des gamelles. Elle avait apporté son bikini Eres préféré pourle jacuzzi mais d'après ce que lui avait dit Erik, elle pourrait même le porter sur les pistes ! Serena l'avait avertie que c'était un skieur sur bosses superrapide mais peut-être que si elle lui demandait gentiment, il déciderait de faire une petite pause et de laisser tomber les bosses. Ils formeraient le couple idéal, elle en bikini et lui en short de surf, zigzaguant élégamment sur les pistes, excitant l'envie de tous.

# Posté le jeudi 29 décembre 2005 03:23

Modifié le dimanche 23 juillet 2006 20:09

.22.

.22.
Je l'aimais - Anna Gavalda

– Tais-toi, tais-toi. Laisse-moi parler. Il faut que je démêle tout ça maintenant. C'est très important. Je ne sais pas si tu peux me comprendre mais il faut que tu m'écoutes. Je dois tirer sur un fil, mais lequel ? Je ne sais pas. Je ne sais pas par quoi ni par où commencer. Mon Dieu, c'est si compliqué... Si je tire sur le mauvais, ou si je tire trop fort, le n½ud risque de se resserrer encore. De se resserrer si fort ou si mal qu'il n'y aura plus rien à faire et je te quitterai accablé. Car vois-tu Chloé, ma vie, toute ma vie est comme ce poing serré. Je suis là, devant toi, dans cette cuisine. J'ai soixante-cinq ans. Je ne ressemble à rien. Je suis ce vieux con que tu secouais tout à l'heure. Je n'ai rien compris, je ne suis jamais monté au sixième étage. J'ai eu peur de mon ombre et me voilà maintenant, me voilà devant l'idée de ma mort et... Non, je t'en prie, ne m'interromps pas... Pas maintenant. Laisse-moi ouvrir ce poing. Un tout petit peu.
Je nous resservais à boire.
– Je vais commencer par le plus injuste, le plus cruel... C'est-à-dire, toi...

# Posté le jeudi 29 décembre 2005 03:23

Modifié le dimanche 23 juillet 2006 20:10

.21.

.21.
Nos amis les humains - Bernard Werber

«– Hé, oh ! Il y a quelqu'un ? Qui a allumé la lumière ? Qui êtes-vous ?
Il tape sur la vitre – plus fort, cette fois-ci. La main en visière, il scrute ce qui lui sert d'horizon.
– Je sais que vous m'observez. Laissez-moi sortir. Ce petit jeu a assez duré !
Il tape encore et saute comme s'il voulait toucher le plafond. Il revient vers la vitre et, sur un ton plus affable :
– D'accord, c'est très amusant, mais les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures. Laissez-moi sortir maintenant. Je veux sortir d'ici !
Il s'acharne avec rage contre la paroi, quand, soudain, la lumière s'éteint.
– Hé ! J'y vois plus rien !
La lumière réapparaît. Il aperçoit alors devant lui un monticule indéfinissable. L'homme s'approche avec curiosité. Il distingue d'abord une chevelure rousse, puis une oreille. C'est une jeune femme d'une beauté sculpturale. »

# Posté le jeudi 29 décembre 2005 03:22

Modifié le dimanche 23 juillet 2006 20:11